Paris encore et toujours roi de France
Photo : AFP pour le ParisienParis a étendu son règne presque incontesté sur le volley français en remportant dimanche son quatrième titre national d'affilée aux dépens de Tourcoing.
Déjà vainqueurs à l'aller jeudi (3-1), les Parisiens ont confirmé, difficilement, leur supériorité dans leur salle 3 à 2 (17-25, 25-20, 18-25, 25-22, 15-13).
Il s'agit de leur huitième titre en dix ans et même de leur onzième en treize ans si on y ajoute le triplé de leur ancêtre, le PUC.
Le club compte aussi quatre Coupes de France et une Ligue des champions à son palmarès.
Quant aux Tourquennois, ils font plus que jamais figure de maudits. Malgré neuf finales majeures, trois en Championnat et six en Coupe, ils n'ont toujours pas remporté le moindre titre.
Dans un match spectaculaire et de haut niveau, les Parisiens ont eu beaucoup plus de mal que jeudi. Rien de vraiment surprenant car l'ambiance là aussi était largement favorable à leurs adversaires dont les supporteurs vêtus de vert étaient venus en nombre.
"C'est vrai qu'on a rencontré une bonne opposition, mais on jouait bien aussi, alors on n'avait pas de raison d'avoir peur", a assuré Jiri Novak, moins présent qu'à l'aller mais encore une fois décisif dans le "tie-break" (cinq attaques).
L'inusable tchèque continue à bâtir sa légende. Il est désormais, avec huit trophées, le détenteur du record de titres dans le Championnat de France, à égalité avec le Cannois Laurent Tillie.
Ce n'est peut-être pas fini car, malgré les départs de joueurs vers de plus lucratives destinations et les creux qu'il lui arrive de traverser en cours de saison, Paris parvient toujours à se transcender quand arrivent les play-offs.
"Il me semble qu'on avait la qualité pour les battre et que cette année Paris était prenable. Il n'a manqué qu'un grain de sable dans la finition", a constaté le Tourquennois Philippe Barca-Cysique.
Les Nordistes, très combatifs en défense, n'ont pas grand chose à se reprocher. Le "papy" brésilien Gilson (41 ans) et le jeune international français Nicolas Maréchal se sont démenés à l'attaque. Leur seul tort est d'avoir craqué une nouvelle fois, au moment crucial où les Parisiens sont inégalables.
"Ce club a la culture de la gagne. Et la présence de joueurs d'expérience permet de stabiliser les autres", a expliqué le libéro Hubert Henno, venu jouer la phase finale en tant que pigiste médical de luxe. L'ex-international en est désormais à cinq titres de champion de France, dont quatre avec Paris, mais privilégie un retour en Italie.
Paris jouera la Ligue des champions l'année prochaine avec Tours, vainqueur de la Coupe de France en mars contre... Tourcoing. Reste à savoir avec quel effectif car le club a souvent eu du mal à conserver ses meilleurs éléments. Le pointu Filip Rejlek, le plus brillant à l'attaque et au service dimanche (22 points), est annoncé chez les Nordistes l'année prochaine.
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"Pourquoi y a t'il quelque chose plutôt que rien" (LEIBNIZ)
"Ce n'est pas le doute qui nous entraine dans la folie mais la certitude" (NIETZSCHE).