VOLLEY-BALL Denys :
« Mon parcours est atypique » En phase d'installation à Beauvais, le nouveau coach du BOUC, Gabriel Denys, a fait connaissance avec le staff jeudi. Après le maintien acquis avec Saint-Quentin, il vise l'Europe avec Beauvais.
Gabriel Denys, vous êtes en train de découvrir votre nouveau club et ses structures. Est-ce justement la présence d'un staff plus étoffé qu'à Saint-Quentin qui vous a fait signer à Beauvais ? C'est en effet un élément. Mais après trois ans à Saint-Quentin, j'avais envie de changer de cycle et de me confronter à d'autres situations. C'est valable aussi pour les joueurs : il faut du changement pour continuer à avancer.
Vous ne sembliez pourtant pas pressenti à Beauvais, puis tout s'est enchaîné très vite... Je suppose qu'il y a eu plusieurs candidatures pour remplacer Alain Dardenne. Puis j'ai discuté avec le président de Beauvais (ndlr : Joël Thiebaut) et il fallait se décider rapidement pour que chacun puisse avoir des certitudes. Ces discussions n'ont pas été longues et ne dataient pas de mars ou avril.
Vous n'avez pas le parcours classique de nombreux entraîneurs de Pro A qui sont d'anciens internationaux ou issus du Centre national du volley-ball. Vous arrive-t-il de le ressentir auprès de vos confrères ? C'est vrai que je n'ai joué à Bergues, en Nationale 2, que jusqu'à mon entrée en fac. Puis j'ai été entraîneur-adjoint à partir de 22 ans en pro féminine, à Calais puis à Cannes. J'ai ensuite passé trois ans en Pro B et Pro A à Dunkerque, puis trois ans à Saint-Quentin.
Mon parcours est atypique, mais je ne me sens pas mis à l'écart. J'ai de bonnes relations avec les autres entraîneurs.
Cédric Dubois, votre adjoint, a également connu le milieu féminin en Nationale 1 à Béziers. Qu'est-ce qui distingue le volley masculin du féminin ? L'un n'est pas mieux ou moins bien que l'autre. Le jeu féminin est plus basé sur la vitesse et la technique alors que le masculin cherche plutôt la puissance et la rupture.
On voit aussi beaucoup plus de contres chez les hommes. L'approche psychologique est différente. En tout cas, c'est bien d'avoir connu les deux styles.
Où en êtes-vous dans la recherche du premier passeur et des deux réceptionneurs-attaquants qui vous manquent encore ? Ça avance. Mais en ce moment, nous n'avons pas tout en main à 100 % car on discute avec les agents de joueurs. Je suis arrivé avec des préférences. J'en ai discuté avec le manager, Dragan Milic, qui a aussi ses réseaux, et nous avons fait des choix. Maintenant, nous attendons des réponses. Mais quand on reconstruit, il ne faut surtout pas vouloir en finir au plus vite.
Votre équipe sera-t-elle aussi prête que celle de Saint-Quentin l'an dernier, maintenant que vous avez des objectifs différents ? Ma démarche est différente de celle que j'avais à Saint-Quentin. Avec le FLSQ, il fallait prendre des points au plus vite, pendant que les autres n'étaient peut-être pas tout à fait prêts. On s'attendait à le payer plus tard dans la saison.
Là, le BOUC vise une qualification européenne avec une équipe qui change complètement. Il y a un dynamisme nouveau à mettre en place. Mon but est d'avoir une équipe équilibrée, qui vit bien ensemble sur le terrain, mais aussi en dehors. Car quand on est en difficulté dans un match, tout ce qu'on a construit en dehors peut aider à retrouver la stabilité.
Propos recueillis par RAPHAËL NAPPEYhttp://www.courrier-picard.fr/courrier/Sports/Sport-en-Picardie/Denys-Mon-parcours-est-atypique
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"Pourquoi y a t'il quelque chose plutôt que rien" (LEIBNIZ)
"Ce n'est pas le doute qui nous entraine dans la folie mais la certitude" (NIETZSCHE).