Le prix fort pour Beauvais
C'était couru d'avance : Beauvais a quitté hier la scène européenne en quart de finale de la Coupe de la CEV en s'inclinant (3-0) à Belgorod. Déjà vainqueurs à l'aller sur le même score mais après une résistance bouciste relativement solide, les Russes n'ont pas fait de détail chez eux devant 3 000 spectateurs. Mais surtout, le BOUC n'a même pas pu défendre ses maigres chances car Pavel Bartik, fiévreux toute la nuit précédente, a déclaré forfait le matin. C'est donc avec seulement huit joueurs, dont le central avec Matti Oïvanen replacé en pointe, que les Beauvaisiens ont tenté de défier les champions d'Europe 2003 et 2004. Pour ne rien arranger, Ivan Knezevic a été victime d'une entorse de la cheville au cours de la première manche. Ce qui a poussé le jeune Milos Balandzic, théoriquement deuxième passeur, à rentrer en réception !
« Avec tout ça, on s'est quand même accrochés au premier set (ndlr, 25-22), lâchait Alain Dardenne.
Mais après, on a pris une trempe au service-réception. »
Surtout, l'entraîneur du BOUC se retrouve avec un groupe décimé au moment de rejoindre Beauvais cet après-midi puis de repartir pour Narbonne demain :
« Notre élimination de la Coupe d'Europe n'est pas une si grande déception. C'est surtout l'état des joueurs qui m'inquiète. Cela peut compromettre beaucoup de choses dans les jours à venir. » D'autant plus qu'après une courte nuit, l'équipe devait quitter Belgorod à 5 h 30 ce matin (3 h 30 en France) pour un voyage retour qui va forcément paraître long.
R.N. - Le Courrier Picard
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