Jeudi 12 Février 2009
VOLLEY-BALL COUPE DE LA CEV (quarts de finale aller) C'était une montagne russe Beauvais n'a pas explosé hier devant la puissance de feu de Belgorod. Les Russes ont quand même maîtrisé leur sujet (0-3) et sont donc à une petite marche du tournoi final.
Et soudain, les Beauvaisiens ont paru bien fluets. Quand les Russes de Belgorod ont fait leur entrée sur le parquet de l'Elispace pour l'échauffement d'avant-match, les deux mètres et des poussières de Bartik et Javurek ont semblé bien dérisoires devant les gabarits des multiples champions de Russie. Car avec huit joueurs à plus de deux mètres, dont l'espoir Dmitry Musersky (20 ans) qui culmine à 2,17 m, le match de la puissance physique était déjà perdu.
Sur le plan du jeu, le BOUC a cependant résisté autant que faire se peut à ce Lokomotiv lancé à plein régime. Privés de Milivojevic, qui doit refaire le point sur sa blessure au pied en fin de semaine prochaine, les Beauvaisiens s'alignaient dans une configuration inédite. Plutôt que d'envoyer le jeune Florian Lacassie au front, Alain Dardenne avait titularisé Roomataaroa en libero et fait passer Knezevic en réception-attaque.
Le Monténégrin retrouvait là un poste qui était le sien quand il jouait à Saint-Brieuc et s'acquittait relativement bien de la tâche. Le BOUC faisait mieux que résister en virant en tête au premier temps mort technique (8-6). Un block de Celitans, l'ex-Cannois parti chercher fortune en Russie, remettait Belgorod devant (10-11) et la résistance beauvaisienne s'achevait sur une impressionnante série au service du colosse Musersky (17-18 puis 17-23).
La finesse face à la puissanceMalgré une réaction de Sequeira, la fin de première manche n'était donc qu'une formalité pour les champions d'Europe 2003 et 2004 (19-25).
Mais ce BOUC n'était décidément pas émissaire car il résistait encore dans la deuxième manche. Faute de rivaliser en puissance pure avec Belgorod, les Beauvaisiens répondaient par la finesse, à l'image d'une roulette d'Eithun ou de services courts de Javurek ou Knezevic (17-16). Devant la menace, Belgorod haussait le ton au service et repassait devant (18-20). Bartik entretenait l'espoir (20-20) mais le dernier mot revenait aux Russes (23-25) qui poursuivaient sur le même rythme au troisième set.
Malmené, Beauvais s'accrochait encore devant une équipe russe moins complète que les Italiens de Trente mais toujours aussi efficace au service et au contre (14-14). Mieux, le BOUC avait l'occasion de s'offrir une manche supplémentaire à 23-22 mais deux fautes d'attaque avaient raison de cet espoir.
Avant le match retour mercredi à Belgorod, voilà Beauvais presque éliminé de la Coupe d'Europe. Logique et implacable.
RAPHAEL NAPPEY
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C'est vrai que ce match n'était pas vraiment passionnant.
Cela manquait de rythme mais que fallait il faire !!! Les provoquer au block au risque de se prendre des toles !!!!! (vu la hauteur des gars.....vallait mieux pas trop jouer avec le feu).
Bref, cela me faisait penser aux premiers matches de notre présence en PRO.A face à certains ténors.....on nous laisse jouer et puis dés qu'on approche vers la zones des 17 / 18 points, on monte légèrement notre savoir faire à l'adversaire pour l'écoeurer.....et on ferme la baraque.
Dans ce contexte de jeu, le BOUC VOLLEY s'en ai bien tiré. Notre tahitien
a fait du bon boulot pour son niveau. Marge de progression importante.
Iva a bien joué en tant que recept/attaquant. Personnellement, je le sentais + motivé que de ses dernières prestations et c'est tant mieux.
@+.
Laurent.
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"Pourquoi y a t'il quelque chose plutôt que rien" (LEIBNIZ)
"Ce n'est pas le doute qui nous entraine dans la folie mais la certitude" (NIETZSCHE).